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Le péril démocratique

Depuis plus d'une semaine l'activité des réseaux sociaux ressemble à une chasse aux sorcières. La seule question qui se pose semble être de savoir qui sera tenu pour responsable du résultat en cas de désastre. Et si le responsable, c'était notre système de vote ?

Les deux candidats retenus au second tour de la présidentielle suscitent l'un comme l'autre la défiance d'une grande partie de l'électorat. Aucun des deux n'étant réellement certain de l'emporter, les pires craintes pèsent sur le résultat.

Face au péril FN, certains vont jusqu'à appeler leurs concitoyens à taire ou nier leurs convictions pour répondre à l'injonction qui leur est faite... de sauver la démocratie.

Le vote blanc lui-même est stigmatisé. Il y a encore peu, il incarnait l'espoir d'une meilleure représentativité des résultats. Il est aujourd'hui jugé par certains comme un acte au mieux irresponsable, au pire coupable.

On pourrait presque croire qu'une partie des citoyens exige moins de démocratie...

Cette situation est absurde. Elle ne relève que partiellement des candidats et des idées que veulent soutenir les électeurs. La cause profonde de ce malaise, c'est notre système de vote : il ne fonctionne pas.

Un système de vote n'est rien d'autre qu'un mécanisme que nous avons inventé pour nous mettre d'accord quant aux décisions à prendre collectivement. Un tel système n'a donc de sens que s'il contribue à un exercice démocratique serein et apaisé. Il doit permettre à chacun de s'exprimer, librement, c'est sa fonction première.

Sur tous ces points, le scrutin uninominal est en échec. Il nous somme de choisir un camp. Il nous empêche de nous exprimer correctement. Il nous divise.

La solution n'est pas de s'en prendre les uns aux autres. La solution, c'est d'adopter un système de vote réellement démocratique.

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